Chaque année, le SEO se réinvente, mais 2026 marque la suite d’un virage prononcé. Pour comprendre ce qui nous attend, j’ai demandé à 9 TOP experts très bien installés dans le métier de partager leur vision de façon très simple : “Quel est ton TOP 5 des insights du SEO 2026 ?”. Leurs réponses laissent entrevoir un avenir du SEO toujours aussi intense. Prenez 10mn pour lire cet article. ENJOY 🤩
Voici les 9 experts SEO qui ont contribué à cet article :
- Sandrine Bertrand
- Olivier de Segonzac
- Nicolas Audemar
- Patrick Valibus
- Renaud Joly
- Emmanuel de Vauxmoret
- Guillaume Peyronnet
- Sylvain Charbit
- Bertrand Masselot
Les contributions :
Les insights SEO de Sandrine Bertrand

Au-delà des changements de nom pas toujours très compréhensibles pour des NON SEO ( eh oui, tout le monde ne pense pas que le GEO n’a rien à voir avec la GEOgraphie), l’année 2026 va surement être mouvementée pour l’acquisition de trafic.
De mon point de vue, pas réellement de nouvelles tendances mais plutôt les tendances de 2025 qui se précisent.
Je mets tout de même toutes ces « tendances » nouvelles ou pas en perspective pour le marché français. Toujours pas d’IA Overview ou d’IA Mode en vue. Et si je voulais faire du SEO de comptoir ( ça change de la politique de comptoir :D) cela ne me semble pas gagné : La loi sur les droits voisins et la protection des médias et un gouvernement occupé à voter un budget depuis des mois et des mois … Je ne suis pas certaine que les discussions Média/Google/IA soient dans les priorités. Mais je n’ai pas de boule de cristal, c’est possible qu’au moment de votre lecture, l’IA soit installée dans vos navigateurs.
Toutefois, cela ne nous empêche de se « préparer » à cette arrivée !
Les grandes tendances 2026 selon moi à ajouter ou à affiner aux recos « classiques » ( crawl, erreurs, title, H1, Données structurées, maillage interne … )
Les requêtes disparaissent au profit des « Topics ».
1- Le Branding
La marque (votre site) doit devenir une entité à part entière et être liée à une expertise crédible ( donc pas de contenu IA avec The Prompt : tu es un expert en … fais-moi un tuto sur … ) Il va falloir vraiment faire beaucoup mieux que cela.
Pensez « Entity linking » le Graph Foundation Model de Google doit pouvoir connecter votre marque à des « nœuds » de confiance (Wikidata, Wikipédia, sources officielles … )
2- De l’EEAT vers le « Proof Of Human »
L’EEAT (Expertise, Experience, Authoritativeness, Trustworthiness) est un concept qui évalue la pertinence d’un site ou d’une page. Il faut qu’à la lecture de vos pages vous soyez persuadé que celles-ci sont LA solution à votre problématique.
Même pour vendre un stylo, vous devez montrer que vous avez fait votre sélection avec soin, que vos process d’achat sont réfléchis, etc. Côté Auteur, vous devez montrer pattes blanches et donnez du crédit à vos auteurs. L’auteur anonyme qui écrit sur tout et n’importe quoi, c’est terminé ! ( depuis longtemps d’ailleurs) Vos auteurs doivent être associés à leur expertise, ils doivent être identifiables, avoir de vrais signaux sociaux et pouvoir être contactés. N’hésitez pas à mettre en avant les publications de vos auteurs sur d’autres sources et à « prouver qu’ils sont humains ».
3- La preuve
Prouvez que vos produits ou vos services sont les meilleurs. Étude de cas, vidéos d’utilisation. Ajoutez des sources sérieuses (et pas que Wikipédia).
Google et l’IA aiment les guides qui résolvent un problème, faites des pages HUB interactives qui vont guider vos internautes, les simulateurs ou les aides aux choix sont de vraies valeurs ajoutées pour être cité. Vos contenus doivent couvrir les Query fan-outs les plus utilisés pour vos topics. Et n’oubliez pas d’utiliser du vocabulaire métier ! (les termes saillants – QBST)
Et on arrête de rabâcher, vos pages doivent avoir une vraie valeur pas être juste une réécriture de contenu lu ailleurs. Faites vos études, vos tutos, vos avis, donner de la valeur ajouté à vos contenus.
4- La Recherche visuelle
On utilise de plus en plus Google Lens, il est donc nécessaire de soigner les images (intégrations, taille et originalité). Dites adieu à votre stock d’images gratuites, Google les a déjà vu et indexé des milliers de fois, il est temps de lui proposer de l’originalité. Si vous êtes un E-commerce, c’est sans doute un des chantiers à préparer (rapidement).
5- On va partout !
Mais on y va intelligemment ! Il est inutile de vous précipiter sur Reddit si personne ne parle de vos services ou de vos produits. Reddit est très mis en avant aux USA et moins en France. Regardez vos SERP, allez-vous promener sur ces plateformes et priorisez vos actions. Ne faites pas de bruit juste pour faire du bruit, restez efficace dans vos efforts.
6- on s’attaque à tous les formats
Les vidéos et à fortiori les formats courts ont clairement le vent en poupe et les nouveaux internautes sont plus friands de TikTok que de Google.
L’idéal est de penser les contenus à créer pour être exploitables sur les différentes plateformes et les différents formats.
Une vidéo, on la découpe pour faire des Shorts, on la transforme en podcast, on en fait un article résumé … etc.
Parce que même si le cout et le temps de production du contenu ont largement baissés avec l’IA ; poster sur plusieurs plateformes, dans différents formats peut vite devenir une usine à gaz ( même avec de l’automatisation ) Pensez bien vos contenus et vos automatisations pour pouvoir être efficace.
7- les données structurées
Pas nouveau mais indispensable ! L’objectif n’est pas de mettre des données structurées à tout prix mais de les faire intelligemment et de les rendre exploitable. On arrête de ne penser qu’à l’affichage enrichi de Google pour justifier leur mise en place. Et on n’oublie pas de vérifier !
8- les FEED
Pas nouveau non plus, mais le shopping dans l’IA arrive, c’est le moment de vérifier que les flux produits fonctionnent correctement !
9- NavBoost et les User signals
Les données utilisateurs sont comme en 2025 à prendre en compte réellement. L’internaute qui clique depuis la SERP et qui reste sur votre site aura plus de valeurs qu’un contenu (Top EEAT) mais qui ne donne pas envie d’être lu.
10- Ouvrez vos sites depuis votre mobile
Et demandez-vous si vous avez envie de lire ou de commander, vous allez voir que vous allez voir beaucoup de problèmes (UX/UI) à corriger
Pour finir, et pour ne pas faire une liste de tendance trop longues, l’avenir est à la visibilité et à la conversion. Les budgets SEO/GEO sont étroitement lié au budget marketing et ils servent la conversion sous toutes ses formes.
Les contenus doivent s’articuler au sein d’arborescence plaisant à tous les contenus et pas simplement être un empilement sans réflexion.
L’IA arrive , il est temps de s’y mettre et de revoir ses façons de faire.
Le temps des « top positions » est bientôt révolu, même s’il risque de rester encore un moment dans les KPI pour sa facilité. Le temps des topics arrive pour le remplacer.
L’année 2026 va être complexe car il ne va pas falloir céder à toutes les sirènes de l’IA et des nouveautés qui sortent tous les jours. Prenez un peu de recul ! Allez où sont vos internautes et proposez-leur des contenus qui leurs correspondent.
Les insights SEO de Olivier de Segonzac

1- Le GEO s’impose
On ne cherche plus seulement à ranker, on cherche à être cité par les IA. ChatGPT, Perplexity, Copilot, AI Overviews… Ces systèmes piochent dans le web pour construire leurs réponses. L’enjeu : structurer son contenu pour qu’il soit “extractible” par les LLMs. Ça passe par des réponses directes en début de contenu, des données structurées solides, et des sources citées qui renforcent la crédibilité.
2- Le search continue de se fragmenter
Google garde sa domination mais les comportements évoluent. La Gen Z cherche sur TikTok, les acheteurs commencent sur Amazon, Reddit explose dans les SERPs, Google Lens capte la recherche visuelle. Le SEO devient du “Search Everywhere Optimization” : il faut être présent partout où ton audience cherche, pas seulement sur Google.
3- Le netlinking évolue vers l’autorité de marque
Les backlinks restent importants mais les mentions sans lien prennent une nouvelle dimension avec les LLMs. Ces modèles (y compris ceux de Google) s’appuient sur les mentions pour évaluer la réputation et la crédibilité d’une marque. L’E-E-A-T devient central, l’autorité thématique surpasse le domain authority brut. Les RP digitales reviennent sur le devant de la scene pour renforcer les vieilles techniques de link building.
4- L’analyse de logs revient en force
Les bots IA (GPTBot, ClaudeBot, PerplexityBot…) crawlent massivement les sites. Comprendre leur comportement via l’analyse de logs devient une discipline technique à part entière. Quelles pages ils visitent, à quelle fréquence, ce qu’ils ignorent… Ces insights permettent d’optimiser sa visibilité dans les réponses IA.
5- Le comportement de clic se brouille
D’un côté, les utilisateurs cliquent moins grâce aux réponses directes des IA. De l’autre, les agents IA cliquent de plus en plus à leur place pour comparer, naviguer, acheter. Résultat : la mesure d’audience devient encore plus difficile à lire et les KPIs doivent être repensées
Les insights SEO de Nicolas Audemar

1- La domination du “Mode IA” et la mort accélérée du clic informatif
En 2026, la recherche n’est plus une porte d’entrée mais une destination finale
Pourquoi je le prédit ?Et ben une étude comportementale révèle que 77,6 % des sessions en “Mode IA” se terminent sans aucun clic externe. En effet l’utilisateur passent entre 52 et 77 secondes à consommer la synthèse générée directement dans l’interface. Et en fait, ce phénomène s’explique par la réduction des “coûts délfiques” : Google préfère maximiser l’utilité pour l’utilisateur en réduisant son effort cognitif, même si cela détruit le trafic vers les éditeurs.
Le changement pour les SEOs se traduit par le taux de clic (CTR) qui devient un KPI secondaire au profit du taux de citation, l’indice de visibilité et de la qualité des extraits générés par les modèles.
2- Le “SEO pour LLM” différencié selon l’architecture des moteurs
Ça devient une spécialité malgré le (encore trèèèès) faible trafic.
L’optimisation ne doit plus être “moyenne” mais spécifique au comportement de recherche (fan-out) de chaque fournisseur d’IA.
Même l’étude de Qwairy démontre que les moteurs interrogent le web différemment. Par exemple, Perplexity génère une seule requête précise dans 70,5 % des cas (search-first), tandis que ChatGPT multiplie les requêtes (fan-out) dans 67,3 % des sessions pour explorer le sujet (conversation-first).
Alors, nous SEO, comment on fait ? Pour Perplexity, il faut viser la place de source n°1 faisant autorité. Pour ChatGPT, il faut une couverture sémantique totale via des grappes de contenus (clusters) pour capter l’avantage de visibilité de 5 à 10x offert par la multiplication des requêtes.
3- L’avènement du Commerce Agentique (Invisible Checkout)
L’IA ne se limite plus à recommander. Elle agit. Elle compare, décide… et achète pour le compte de l’humain. L’exemple de Walmart l’an dernier n’était pas un test isolé, mais un signal faible devenu aujourd’hui très fort.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le trafic en provenance des assistants IA vers les sites de retail vraiment prêts a déjà progressé de +4 700 %. Et ce n’est qu’un début. Avec l’adoption du protocole Agentic Commerce par OpenAI, combinée aux standards de paiement Trusted Agent de Visa et Agent Pay de Mastercard, le paiement devient invisible.
Concrètement : l’achat peut s’exécuter sans que l’utilisateur ne visite votre site. Plus de tunnel classique. Plus de clic. Juste une transaction validée par un agent.
Et évidemment… la riposte ne s’est pas fait attendre. Début janvier, Google contre-attaque avec l’UCP (Universal Commerce Protocol).
La question n’est donc pas si cela arrive, mais si ton E-commerce est prêt… Ton site ne peut plus être pensé uniquement pour des humains. Il doit devenir une API lisible par des agents :
• données produits ultra-structurées,
• prix, stocks, conditions et transactions interprétables sans ambiguïté,
• Schema.org propre et exhaustif,
• compatibilité avec les standards agentiques (UCP inclus).
Sinon, les agents achèteront… chez les autres. (Et non, ce n’est pas un pitch commercial. Enfin… pas seulement )
4- L’Ingénierie d’Autorité via l’Earned Media
Le SEO sur LLM change une règle fondamentale : la performance ne repose plus prioritairement sur le contenu propriétaire, mais sur la validation externe.
Pourquoi ça ? Parce que les moteurs IA comme ChatGPT, Claude ou Perplexity présentent un biais structurel fort en faveur des médias earned (presse, revues spécialisées, comparateurs, sites d’avis indépendants) au détriment du discours de marque.
Une étude SISTRIX le confirme clairement : une réponse générée par une IA cite en moyenne 3,87 marques. Autrement dit, l’IA construit ses réponses par consensus algorithmique.
Si vous n’êtes pas mentionné, cité ou validé par des sources externes reconnues, vous n’existez pas dans ce consensus. Peu importe la qualité de votre site ou la profondeur de votre contenu : vous restez hors champ.
La conséquence est directe : le SEO pour LLM n’est plus seulement un sujet de contenu, mais un sujet d’influence, de réputation et d’autorité perçue.
Concrètement, cela implique de :
• Me consulter 😉
• Développer des relations presse ciblées et durables.
• Collaborer avec des experts identifiés comme légitimes par l’écosystème.
• Obtenir des backlinks et des citations sur des domaines à forte autorité considérés par l’IA comme des sources de vérité.
On ne “convainc” plus l’IA avec son propre discours. On la convainc par ce que les autres disent de vous. …Ça rapelle le concept de marque, non?
5- L’AX (Agent Experience) et la scannabilité machine stricte
Le SEO technique de 2026 se concentrera sur la facilité d’extraction de l’information par les agents intelligents.
Explication : Les agents ne lisent pas une page comme un humain, ils la parsent en unités logiques minimales. De plus, certains agents ignorent les directives du fichier robots.txt car ils agissent à la demande explicite de l’utilisateur.
Coté SEO, que faut-il faire? Ce qui marche encore est d’optimiser la structure via des tableaux HTML, des listes numérotées et des blocs Q&A clairs. Je suggère d’utiliser des balises sémantiques strictes et d’assurer la fraîcheur des données (via dateModified dans le JSON-LD), car les LLM ont un biais de récence forcé favorisant les contenus datés de l’année en cours.
Au fond, tout cela n’a rien de fondamentalement nouveau. Cela rappelle le SEO traditionnel : seules les interfaces, les formats et les intermédiaires évoluent. Les principes, eux, restent étonnamment stables : visibilité, autorité, confiance, compréhension machine. Ce qui change, c’est le support, et surtout la multiplication des vecteurs.
Je le répète souvent…et plus que jamais : « Partout où il y a un moteur de recherche, il y a du SEO. »
Or aujourd’hui, les moteurs se multiplient. Les formats aussi. Recherche conversationnelle, agents, vidéo, marketplaces, assistants, LLM… Résultat ? Nous ne sommes pas à la fin du SEO.
Nous sommes dans son âge d’abondance. Bienvenue dans le paradiSEO
Les insights SEO 2026 de Patrick Valibus

L’enjeu de 2026 va être le travail de la marque à tous les niveaux
La recherche utilisateur est profondément multicanal et orientée valeur ajoutée forte dans un contexte compliqué pour le pouvoir d’achat des ménages. Si l’on croise la multiplication des canaux et le besoin de faire des achats “sur”, je prédis une concentration des achats sur des marques fortes et une baisse de CA chez les intermédiaires avec peu de valeur ajoutée (sans extension de garantie, service d’installation, réparation etc).
Dans ce sens et en ajoutant les enjeux de recherche top of funnel qui se reportent dans les LLM progressivement, il va être essentiel de travailler sa marque sur les entités avec des citations, des données structurées, des liens, mais aussi au sens marketing avec une multiplication des réseaux sociaux, notamment youtube.
Enfin bien sur, un vrai travail de création de valeur au niveau de la marque, car une fois identifiée par les leviers marketing il faudra convaincre le prospect au risque que des signaux utilisateurs négatifs viennent saboter le travail préalable.
Les insights SEO 2026 de Renaud Joly

2026 l’année de l’hybridation
Mais comment est-ce arrivé ? Word2vec est apparu dans mon cours de SEO en 2018 et mon premier tweet concernant Open AI (sur un papier de recherche) date de 2019. Depuis, tout s’est accéléré, le génie est sorti de sa boite et personne ne l’y remettra. Notre quotidien est désormais composé de commerce agentique, de Generative Engine Optimisation et d’expérience utilisateur conversationnelle. Et surtout d’AaaS, parce que pour faire face à ce tsunami technologique et organisationnel, nous devons concevoir en mode hybride en automatisant nos tâches. Voici quelques tendances 2026 révélatrices des changements en cours.
Moins de mots clés, plus d’entités
Avec les LLM, le SEO s’éloigne encore un peu plus du pilotage à la page / mot clé. Les LLM construisent des contenus personnalisés à la volée pour répondre à des questions et non à des recherches. Les entités (ex : noms communs, noms propres) et leur relations dans les contenus (ex : association, dissociation, comparaison, catégorisation etc.) ont plus d’importance que les mots clés exacts. En e-commerce, ces entités sont souvent fragmentées à des endroits différents : PIM, ERP, CMS, feed, avis, fichiers PDF, page liste, FAQ… Nous devons construire la Fiche Produit comme un dataset produit à même de répondre à une multitude de questions de haut d’entonnoir d’achat. Ce sont ces questions que les utilisateurs posent aux ChatBots. Sachant que la mécanique de query fan-out que ces derniers appliquent pour répondre disperse encore plus lesdites questions.
La mesure dans le lac
Nos routines d’optimisation SEO sont basées sur des outils de mesure de la performance : analyse des mots clés, crawl, indexation, ranking, visites, conversions. Ces outils ont pris leur essor dans les années 2010 et ils sont aujourd’hui industrialisés, relativement fiables et interopérables. Rien de tel n’existe concernant les LLM sur la mesure de la citation ou le trafic. C’est un gros souci pour le GEO qui brouille les parcours utilisateur par ricochet. Ces parcours de recherche, d’information, de comparaison, autrefois chasse gardée du SEO, sont désormais largement réalisés / influencés par les LLM. Or nous sommes aveugles sur cette évolution du comportement client. Je suis cependant optimiste, à partir du moment où les ChatBots vont intégrer de la publicité, ils partageront des données comme produit d’appel (à l’image de Google sur le SEO).
Des tests utilisateurs agentiques
Les IA agentiques se développent (ex: Perplexity, ChatGPT…), elles permettent à l’utilisateur de déléguer une tâche à l’agent. (ex : Créer un panier avec les 7 volumes d’Harry Potter en format poche). Ces nouveaux parcours fusionnent la recherche, la comparaison, la sélection, et bientôt la conversion. Surtout, ils sont réalisés par des agents IA qui possèdent leur propre comportement, leur propres heuristiques. Comment cherchent-ils ? Arrivent-ils à lire tout le contenu des pages ? Comment choisissent-ils les produits ? (ex : quand je demande une “tondeuse robot haut de gamme” sur Leroy Merlin à Perplexity, il choisit de lui-même une tondeuse GPS). Nos méthodes d’analyse sur ces sujets sont plus proches des tests utilisateurs que des tests de mots clés.
Du SaaS vers le AaaS
En SEO comme ailleurs, le modèle Software as a Service (SaaS) s’est imposé comme le standard de la distribution logicielle, transformant en profondeur la manière dont les entreprises accèdent, utilisent, et paient pour des outils numériques. A l’heure de l’intelligence artificielle générative, de l’automatisation avancée, du vibe coding et des interfaces conversationnelles, ce modèle est concurrencé. Des agents intelligents (Agent as a Service) sont désormais capables de comprendre des consignes en langage naturel, de naviguer dans plusieurs systèmes logiciels, d’exécuter des actions et de gérer des processus entiers sans intervention humaine. Une situation illustrée par cette phrase : “En 2026, votre concurrent n’est pas une autre start-up, mais un collaborateur chez votre client avec un vendredi après midi de libre” (inspirée des écrits de Martin Alderson)
Le pot de protocoles
La communication entre les entreprises (cela a-t-il encore du sens de parler de site ?) et les nouveaux outils IA (Chatbot, agents, navigateurs intelligents…) donne lieu à une éclosion de protocoles. Ils se chevauchent parfois, se complètent ou se concurrencent. Il est encore un peu tôt pour tirer le bon grain de l’ivraie, je me contenterais donc d’une liste à surveiller.
Les insights SEO 2026 de Emmanuel de Vauxmoret

Le SEO ne disparaît pas, il change de centre de gravité
On ne “fait plus du SEO pour Google”. On construit désormais des systèmes de visibilité capables d’exister sur plusieurs moteurs et environnements : Search classique, IA génératives, plateformes tierces et formats multimodaux. Le SEO devient un socle, pas une finalité.
La structuration des contenus change radicalement
Pendant longtemps, les contenus étaient pensés autour de mots-clés, avec une optimisation linéaire (title, H1, texte) et une logique simple : une page = une requête.
En 2026, cette approche ne suffit plus. Les contenus sont conçus comme de véritables objets compréhensibles par les IA. Ils sont structurés autour :
• des entités,
• des relations,
• des intentions,
• des preuves (sources, signaux E-E-A-T).
Les pages ne sont plus seulement optimisées pour ranker, mais pour être crawlables, indexables, citées, reprises et résumées par des IA. On écrit moins pour “ranker” et davantage pour être utilisé comme source de référence.
Le GEO est une évolution naturelle du SEO, mais aussi un changement de paradigme.
On n’optimise plus uniquement pour générer un clic. On optimise pour être cité, résumé et recommandé par les IA génératives. La visibilité ne se joue plus uniquement dans les SERP, mais directement dans la réponse produite par les modèles.
Dans ce contexte, Waikay by Uplix illustre très bien cette nouvelle approche, en permettant de mesurer et de travailler la présence des marques dans les réponses des LLMs.
Le netlinking revient au premier plan avec le GEO, mais sous une autre forme
Il ne s’agit plus d’empiler des liens, mais de renforcer des signaux de légitimité et de crédibilité. Les citations éditoriales, les mentions de marque et les contextes experts prennent le pas sur les logiques purement métriques. Des offres comme Getfluence AI First montrent bien cette évolution vers un netlinking pensé pour les IA autant que pour les moteurs.
Le branding devient un facteur GEO majeur
Les IA privilégient clairement :
• les marques identifiables,
• les auteurs récurrents,
• les discours cohérents dans le temps,
• les acteurs déjà cités ailleurs.
Une marque peut encore exister en SEO sans branding fort, mais elle devient largement invisible dans les réponses IA.
« En 2026, le SEO n’est plus un jeu d’optimisation.
C’est un jeu de crédibilité, de structure et de preuves.
Ceux qui continuent à penser uniquement “mots-clés” vont survivre.
Ceux qui pensent “systèmes de visibilité” vont dominer. »
Les insights SEO 2026 de Guillaume Peyronnet

1. Retour aux fondamentaux
Oubliez la hype du GEO. 2026, c’est l’année où les enseignements acquis à travers les leaks Google et le procès antitrust sont enfin démocratisés : on n’oublie plus l’E-E-A-T, le trafic qualifié, les contenus authentiquement experts.
La bonne nouvelle : avec l’IA qui facilite l’analyse et la correction, être “d’équerre” techniquement devient accessible à tous. Ce qui passait hier deviendra impardonnable demain.
2. Le spam devient… meilleur
Paradoxe fascinant de 2026 : l’IA générative produit des sites complets de qualité acceptable en quelques heures. Les acteurs “pushy” vont bondir en qualité d’un seul coup. La barre monte pour tout le monde, brutalement. Se différencier exige désormais une vraie excellence éditoriale et une expérience utilisateur irréprochable. Le contenu correct ne suffit plus, il faut du mémorable.
3. L’IA ne remplace toujours pas l’optimisation SEO
Beaucoup pensent qu’il suffit de balancer un prompt à ChatGPT pour avoir du contenu SEO. Grosse erreur. L’IA ne devine pas votre stratégie sémantique, ignore vos keywords prioritaires, ne comprend rien à votre architecture de liens internes. En 2026, ceux qui font la différence utilisent l’IA comme accélérateur mais gardent la main sur l’optimisation réelle : ciblage lexical précis, maillage stratégique, etc. L’IA produit, l’humain optimise.
4. Le SEO devient une commodité technique
Les analyses assistées par IA, les audits automatisés, les recommandations personnalisées : ce qui prenait des jours prend maintenant des minutes. Les outils sont maintenant faciles à prendre en main en se laissant guider par l’IA. Moins besoin de bras ou de compétence. Les non-SEO se mettent enfin au SEO basique (en autonomie). Pour les pros, la différence se joue sur la qualité de la data exploitée et les soft skills : stratégie, créativité, négociation. Le technicien devient chef d’orchestre ou disparaît.
5. La data de qualité et l’UX, derniers remparts
Quand tout le monde a accès aux mêmes IA, la vraie valeur vient de la data experte et souvent propriétaire qu’on leur donne à mâcher : logs serveur, données comportementales, analyse de SERP, signaux métier. Combiné à une expérience utilisateur vraiment pensée, c’est ce qui fait la différence.
Le SEO 2026 n’est plus un métier de techniciens solo. Ce sont les stratèges, capables de coordonner contenu, tech, UX et data qui vont se révéler. C’est le moment d’évoluer !
Les insights SEO 2026 de Sylvain Charbit

Pour 2026, cinq tendances SEO/AEO structurent déjà les stratégies les plus avancées.
Insight 1
D’abord, Google cherche à reprendre la main face aux moteurs IA généralistes : le levier consiste à renforcer la compatibilité des contenus avec ses propres formats (aperçus IA, PAA/autres questions), plutôt que d’optimiser « génériquement » pour l’IA.
Insight 2
Le déploiement inégal des aperçus IA (AI Overviews), notamment leur absence en France, rappelle que le SEO reste local : il devient essentiel d’adapter ses priorités par marché, en ne surestimant pas des fonctionnalités encore absentes.
Insight 3
L’arrivée progressive de métriques liées à l’AI Mode et aux réponses générées dans la Google Search Console. Cela implique que les indicateurs de performance traditionnels doivent être complétés par le suivi des impressions, mentions et citations dans les réponses IA.
Insight 4
En parallèle, l’AEO s’impose comme une discipline à part entière : l’action concrète est de structurer les contenus pour répondre explicitement à des questions, avec des formulations claires, citables et autonomes.
Insight 5
Enfin, on observe un regain d’intérêt pour l’optimisation technique : performance, structure HTML, maillage et propreté du code deviennent encore plus critiques, car ils conditionnent directement l’interprétation des contenus par les moteurs IA comme par les moteurs de recherche traditionnels.
Les insights SEO 2026 de Bertrand Masselot

L’écosystème du monde SEO, celui qu’on connaît depuis 20 ans est en train de changer de peau – pour le meilleur à mon sens…
Mon TOP 5 :
1- Il y a ce qui ne change pas
Votre audience recherche toujours une information en ligne, youpi ! …Google devrait finir par se tailler la part (GEO) du lion, voir à terme détrôner chatGPT
2- Il y a ce qui continue à faire la différence en 2026
Un SEO super optimisé (structure, données structurées complémentaires, maillage, content original en mode silo / cluster, etc.), une expérience utilisateur de haut vol… L’avenir sourira aux petits malins qui savent tirer les ficelles (ajouter un peu de story telling dans un content déjà expert pour le rendre davantage unique !)
3- Il y a des mots nouveaux auxquels on s’habitue
Query fan out, skills, AI Overviews, chunking, entités, geo…et d’autres qu’on pourrait moins souvent prononcer : mots clés !
4- Il y a de nouvelles options
Automatiser, concevoir des outils avec une facilité déconcertante, se faire aider pour tout et partout par l’IA
5- Il y a de nouvelles sources (Reddit, Tik Tok…)
…et la confirmation qu’en 2026 on est entrés en full SEO multimodal. Il est maintenant impossible de suivre précisément les parcours utilisateurs.
En 2026 il y a aussi et toujours, selon moi, le plaisir de la remise en question pour aller chercher de nouveaux « graals » – j’utilise par exemple l’IA à fond pour me créer des requêtes SQL dans Big Query vs nouvelles datas GA4…je me crée un tool de création de cluster…j’automatise (merci MAKE) la publication intelligente de vidéos (9/16 & 16/9) dans Tik Tok et Pinterest…
Finalement l’IA met un coup de pieds aux fesses à bon nombre de consultants SEO qui sentent la nécessité de se dépasser !
Auteur de cet article (aidé par les contributeurs pré cités) : Je suis Bertrand Masselot, consultant Acquisition & E-Commerce : SEO [AI SEARCH, GEO] / SEA / Analytics. Après 4 années passées dans une grosse agence web comme consultant SEO / SEA, j’ai fondé Volumium en 2010. Je travaille aujourd’hui pour de nombreuses Marques et Grands Comptes, et c’est d’abord la passion qui me guide. Contactez Volumium au 06 61 74 53 98
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